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mardi 7 juin 2022

Gagner les bois

 "Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n'affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je pourrais apprendre ce qu'elle avait à m'enseigner, non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n'avais pas vécu."

(Henry David Thoreau, Walden ou la Vie dans les bois cité dans Mark Boyle, L'année sauvage : une vie sans technologie au rythme de la nature)

lundi 22 juin 2009

"S'il nous arrive de ne pas marcher au pas de nos compagnons, la raison n'en est-elle pas que nous entendons un tambour différent? Allons suivant la musique que nous entendons quels qu'en soient la mesure ou l'éloignement."

(Henry David Thoreau)

lundi 25 mai 2009

Métaphysique des chaises

"J'avais dans ma maison trois chaises: une pour la solitude, deux pour l'amitié, trois pour la société. Lorsque les visiteurs s'en venaient en nombre plus grand et inespéré, il n'y avait pour eux tous que la troisième chaise, mais généralement ils économisaient la place en restant debout. C'est surprenant la quantité de grands hommes et de grandes femmes qui contiendra une petite maison. J'ai eu jusqu'à vingt-cinq ou trente âmes, avec leurs corps, en même temps sous mon toit, et cependant il nous est arrivé souvent de nous séparer sans nous rendre compte que nous nous étions rapprochés les uns des autres. Beaucoup de nos maisons, à la fois publiques et privées, avec leurs pièces presque innombrables, leurs vestibules démesurés et leurs caves pour l'approvisionnement de vins et autres munitions de paix, me semblent d'une grandeur extravagante pour leurs habitants."

(Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois)

dimanche 17 mai 2009

"Nous nous rencontrons à de très courts intervalles, sans avoir eu le temps d'acquérir de nouvelle valeur l'un pour l'autre. Nous nous rencontrons aux repas trois fois par jour, pour nous donner réciproquement à regoûter de ce vieux fromage moisi que nous sommes. Nous avons dû consentir un certain ensemble de règles, appelées étiquette et politesse, afin de rendre tolérable cette fréquente rencontre et n'avoir pas besoin d'en venir à la guerre ouverte. Nous nous rencontrons à la poste, à la récréation paroissiale et autour du foyer chaque soir; nous vivons en paquet et sur le chemin l'un de l'autre, trébuchons l'un sur l'autre, et perdons ainsi, je crois, du respect de l'un pour l'autre. Moins de fréquence certainement suffirait pour toutes les communications importantes et cordiales."

(Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois)