"En général nous avons des possessions parce qu'en dehors d'elles nous n'avons rien : nous sommes des coques vides, si nous ne possédons pas. Nous remplissons nos vies de meubles, de musique, de connaissances, de ceci ou cela. Et cette coque fait beaucoup de bruit, et ce bruit nous l'appelons vivre, et avec cela nous sommes satisfaits. Lorsque se produit une rupture violente, nous tombons dans l'affliction parce que nous nous découvrons tels que nous sommes, des coques vides qui n'ont pas beaucoup de sens."
(Jiddu Krishnamurti, La première et dernière liberté)
mardi 8 février 2005
lundi 7 février 2005
L'homme religieux
"L'homme religieux est celui qui n'appartient à aucune religion, à aucune nation, à aucune race, qui est intérieurement complètement seul, dans un état de non-savoir."
(Jiddu Krishnamurti, À propos de Dieu)
(Jiddu Krishnamurti, À propos de Dieu)
samedi 5 février 2005
Être sans peur
"Être sans peur c'est regarder la peur en face; mais tout comme dans le cas du plaisir, jamais nous n'entrons en contact direct avec la peur. Jamais le contact direct n'a lieu, comme on entre en contact quand on touche une porte, une main, un visage, un arbre : nous n'entrons en contact avec la peur qu'à travers l'image que nous nous en créons."
(Jiddu Krishnamurti, À propos de Dieu)
(Jiddu Krishnamurti, À propos de Dieu)
mercredi 2 février 2005
Adieu Guy, adieu mon ange
Ce que je veux savoir...
"Cela ne m'intéresse pas de savoir
quel est ton métier, ce que je veux savoir,
c'est ce qui te tient à coeur et si
tu oses rêver d'accomplir tes désirs.
Si tu es prêt à paraître fou
par amour ou pour tes rêves,
pour l'aventure d'être vivant.
Je veux savoir si tu as touché
le coeur de ta tristesse, si tu t'es ouvert
suite aux épreuves de la vie
ou si tu t'es desséché et fermé
par peur de la douleur.
Je veux savoir si tu peux
expérimenter ta douleur
ou la mienne sans chercher
à la cacher, à la diminuer
ou à la solutionner.
Je veux savoir si tu peux entrer
dans la joie, la mienne ou la tienne,
si tu peux danser sauvagement
et laisser l'extase te remplir
jusqu'au bout des doigts
sans apposer de limites humaines
et sans penser être prudent ou réaliste.
Cela ne m'intéresse pas de savoir
si l'histoire que tu me racontes est vraie,
ce que je veux savoir, c'est si tu peux
décevoir quelqu'un d'autre afin de rester vrai
envers toi-même, si tu peux supporter
l'accusation d'être un traître
et ne pas trahir ta propre âme.
Je veux savoir si tu as suffisamment
de foi pour être digne de confiance,
je veux savoir si tu sais voir la beauté
même si ce n'est pas beau tous les jours."
(Texte amérindien lu par Joël à l'occasion des obsèques de Guy, le mardi 1er février 2005 à Montélimar, France)
"Cela ne m'intéresse pas de savoir
quel est ton métier, ce que je veux savoir,
c'est ce qui te tient à coeur et si
tu oses rêver d'accomplir tes désirs.
Si tu es prêt à paraître fou
par amour ou pour tes rêves,
pour l'aventure d'être vivant.
Je veux savoir si tu as touché
le coeur de ta tristesse, si tu t'es ouvert
suite aux épreuves de la vie
ou si tu t'es desséché et fermé
par peur de la douleur.
Je veux savoir si tu peux
expérimenter ta douleur
ou la mienne sans chercher
à la cacher, à la diminuer
ou à la solutionner.
Je veux savoir si tu peux entrer
dans la joie, la mienne ou la tienne,
si tu peux danser sauvagement
et laisser l'extase te remplir
jusqu'au bout des doigts
sans apposer de limites humaines
et sans penser être prudent ou réaliste.
Cela ne m'intéresse pas de savoir
si l'histoire que tu me racontes est vraie,
ce que je veux savoir, c'est si tu peux
décevoir quelqu'un d'autre afin de rester vrai
envers toi-même, si tu peux supporter
l'accusation d'être un traître
et ne pas trahir ta propre âme.
Je veux savoir si tu as suffisamment
de foi pour être digne de confiance,
je veux savoir si tu sais voir la beauté
même si ce n'est pas beau tous les jours."
(Texte amérindien lu par Joël à l'occasion des obsèques de Guy, le mardi 1er février 2005 à Montélimar, France)
dimanche 30 janvier 2005
Ceux que nous aimons
"Nous sommes faits de cela, nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et de rien d’autre. Si retranchée soit notre vie (…), elle n’est jamais si proche que dans une poignée de visages aimés, que dans cette pensée qui va vers eux, dans ce souffle d’eux à nous, de nous à eux".
(Christian Bobin, L’Inespérée)
(Christian Bobin, L’Inespérée)
vendredi 14 janvier 2005
Le commencement de la sagesse
"Nous voulons tous la sécurité tant extérieure qu'intérieure, et notre esprit doit comprendre que cette quête de sécurité est illusoire. Seul l'esprit qui vit dans l'insécurité, totalement libéré de toute forme de possession, est armé pour la découverte - et la tâche est ardue. Cela ne signifie pas qu'il faille se retirer au fond des bois, ou dans un monastère, ou s'isoler dans le repli d'une croyance singulière; bien au contraire, car rien ne peut exister dans l'isolement. Être, c'est être relié; ce n'est qu'au sein de la relation que nous pouvons spontanément nous découvrir tels que nous sommes. C'est cette découverte même, sans condamnation ni justification, de nous-mêmes tels que nous sommes, qui suscite en ce que nous sommes une transformation fondamentale. Et là est le commencement de la sagesse."
(Jiddu Krishnamurti, À propos de Dieu)
(Jiddu Krishnamurti, À propos de Dieu)
dimanche 9 janvier 2005
La solitude authentique
"La solitude authentique n'est pas un isolement, ce n'est pas l'opposé du sentiment de solitude; c'est un état qui survient quand l'expérience, le savoir, ne sont plus."
(Jiddu Krishnamurti, De l'amour et de la solitude)
(Jiddu Krishnamurti, De l'amour et de la solitude)
Inscription à :
Articles (Atom)