"J'ai peu à peu réalisé que plus je me délestais, moins ce qui me restait m'était indispensable : finalement, on a besoin de très peu pour vivre. J'ai donc acquis la solide et profonde conviction que moins on a, plus on est libre et épanoui."
(Dominique Loreau, L'art de la simplicité)
dimanche 22 octobre 2006
mardi 17 octobre 2006
Le téléphone portable : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
"En des temps heureux où cette technologie idiote était inconnue, il suffisait de se donner rendez-vous en un lieu précis et chacun tâchait d'y être à l'heure - généralement avec succès. De nos jours, c'est beaucoup plus compliqué.
Étude de cas : Éric, qui est chez ses beaux-parents, a rendez-vous avec nous, Régine et Christine (et compagnie) dans un resto de Xonrupt-Longemer, près de Gérardmer, pour casser la croûte avant une nouvelle équipée. Tandis que nous roulons vers le lieu de rendez-vous, Éric appelle Valérie pour lui dire qu'il sera en retard et Valérie appelle Christine et Régine pour les en informer. Régine annonce à Valérie qu'elle est fatiguée et ne viendra pas, et demande de prévenir Éric qui devait venir la prendre. Valérie appelle Éric pour le lui dire. Éric appelle Régine pour la persuader de venir quand même. Pendant ce temps, Valérie appelle à la ferme-auberge où nous devons souper pour leur dire qu'on ne sera pas douze mais onze, mais comme elle n'a pas le numéro sur elle il lui faut appeler Christine, qui le lui donne. Sur ces entrefaites, Régine change d'idée, à condition qu'on aille plutôt casser la croûte à La Bresse, ce qui change tout. Valérie appelle Éric, mais Christine n'est plus joignable. Elle rappelle Éric, qui lui explique que c'est à cause de l'antenne téléphonique qui est mal placée. Il appelle donc Christine lui-même parce qu'il est mieux placé, tandis que Valérie rappelle la ferme-auberge pour leur dire que nous ne serons pas onze mais douze."
(Jean-Benoît Nadeau, Extrait de Les Français aussi ont un accent)
Étude de cas : Éric, qui est chez ses beaux-parents, a rendez-vous avec nous, Régine et Christine (et compagnie) dans un resto de Xonrupt-Longemer, près de Gérardmer, pour casser la croûte avant une nouvelle équipée. Tandis que nous roulons vers le lieu de rendez-vous, Éric appelle Valérie pour lui dire qu'il sera en retard et Valérie appelle Christine et Régine pour les en informer. Régine annonce à Valérie qu'elle est fatiguée et ne viendra pas, et demande de prévenir Éric qui devait venir la prendre. Valérie appelle Éric pour le lui dire. Éric appelle Régine pour la persuader de venir quand même. Pendant ce temps, Valérie appelle à la ferme-auberge où nous devons souper pour leur dire qu'on ne sera pas douze mais onze, mais comme elle n'a pas le numéro sur elle il lui faut appeler Christine, qui le lui donne. Sur ces entrefaites, Régine change d'idée, à condition qu'on aille plutôt casser la croûte à La Bresse, ce qui change tout. Valérie appelle Éric, mais Christine n'est plus joignable. Elle rappelle Éric, qui lui explique que c'est à cause de l'antenne téléphonique qui est mal placée. Il appelle donc Christine lui-même parce qu'il est mieux placé, tandis que Valérie rappelle la ferme-auberge pour leur dire que nous ne serons pas onze mais douze."
(Jean-Benoît Nadeau, Extrait de Les Français aussi ont un accent)
dimanche 15 octobre 2006
La (télé)réalité
(...) " Notre réalité, notre quotidien, tout est maquillé de "paraître", "d'avoir", l'instantané l'emporte haut la main. Tu me plais ou pas. Je n'ai pas besoin d'en savoir plus sur toi, je te regarde et c'est bien assez. Tu as l'air de ça ou de couci-couça, je te prends ou te jette. La profondeur, pas le temps. Devenir célèbre, à tout prix et à tout prendre. Tu es avec moi, ou contre moi. Peu importe les conséquences, je te balance mes désirs ou frustrations, mes états d'âme ou mes jugements, ou je te balance tout court. Ça "croustille", ça "spectacle", ça "cote d'écoute", ça performe, c'est l'essentiel. Responsabiliser ? Pas assez rentable."(...)
(Stéphane Paradis, Conférencier et président de l'Association des intervenants pour le développement de l'estime de soi (AIDES), un organisme qui vient en aide aux enfants, Extrait de son article "Responsabili-TV" paru dans La Presse, le dimanche 15 octobre 2006)
(Merci S. pour les bons mots !)
(Stéphane Paradis, Conférencier et président de l'Association des intervenants pour le développement de l'estime de soi (AIDES), un organisme qui vient en aide aux enfants, Extrait de son article "Responsabili-TV" paru dans La Presse, le dimanche 15 octobre 2006)
(Merci S. pour les bons mots !)
mercredi 27 septembre 2006
Cute...
"Tu sais maman, ma nouvelle amie, elle parle français, anglais et érable."
(Malika, 6 ans, Le Devoir, mercredi 27 septembre 2006)
(Malika, 6 ans, Le Devoir, mercredi 27 septembre 2006)
mardi 26 septembre 2006
Un roshi
"Un roshi est une personne qui a réalisé cette liberté parfaite qui est la potentialité de tous les êtres humains. Il existe librement dans la plénitude de tout son être. Le courant de sa conscience ne se moule pas en une répétition des modèles fixes de notre habituelle conscience égocentrique, mais naît spontanément et naturellement des circonstances réelles du moment présent. En ce qui concerne la qualité de sa vie, les résultats sont extraordinaires - énergie et ressort de caractère, vigueur, attitude directe, simplicité, humilité, sérénité, gaieté, perspicacité surnaturelle et compassion infiniment profonde. Tout son être témoigne de ce que signifie vivre dans la réalité du présent. Sans que rien soit dit ou fait, le simple impact de la rencontre avec une personnalité aussi développée peut suffire à changer complètement une manière de vivre."
(Richard Baker)
[Voici un autre passage à niveau...]
(Richard Baker)
[Voici un autre passage à niveau...]
dimanche 24 septembre 2006
Esprit de débutant
"La calligraphie zen consiste à écrire de la manière la plus directe possible, aussi simplement que le ferait un débutant, sans viser à l'habileté ou à la beauté du tracé, mais simplement en étant plein d'attention, comme si nous découvrions pour la première fois ce que nous écrivons. Voilà comment pratiquer à chaque instant."
(Richard Baker)
(Richard Baker)
vendredi 22 septembre 2006
Ma cabane de moine
"Il se peut que mon logis soit étroit, mais je peux y dormir et m'y asseoir. Vivant seul, cela me suffit. Je connais le monde et je ne m'y mêle pas. Je profite seulement de ma tranquilité. Mon suprême plaisir est la sieste et contempler les saisons. Le monde entier n'est que la conscience que nous en avons. Si le coeur est en paix, même les trésors les plus chers ne valent rien. J'aime mon pauvre logis. Je suis désolé pour tous ces esclaves du monde matériel. On ne peut apprécier la solitude qu'en la vivant."
(Kamo no Chomei)
(Kamo no Chomei)
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