"On considère comme "normal" de porter des vêtements achetés spécialement pour le travail, de se taper chaque jour l'heure de pointe dans une voiture achetée à crédit, tout cela pour conserver l'emploi dont nous avons besoin pour payer les vêtements, la voiture, et la maison que nous laissons vide toute la journée pour avoir les moyens de l'habiter."
(Ellen Goodman)
mardi 6 mars 2012
lundi 5 mars 2012
vendredi 24 février 2012
Comme si...
"Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent, aime comme si tu n'avais jamais été blessé et danse comme si personne ne te regardait."
Proverbe irlandais
Proverbe irlandais
dimanche 19 février 2012
À tous les maîtres, à tous les élèves et à tous les autres
"Si je maîtrisais quoi que ce soit, je serais maître, de musique, par exemple, ou d'école, ou d'autre chose.
Alors je m'y dévouerais à m'en esquinter la mâchoire, parce que j'aurais tant de choses à enseigner avant que le temps passe, je parlerais vite par peur d'ennuyer mes élèves, j'essayerais de faire de l'humour, pour qu'ils me pardonnent de les obliger à rester assis.
Parfois je tremblerais à l'idée d'une telle responsabilité, à la seule idée qu'une marque d'impatience, d'irritabilité ou d'indifférence puisse briser à tout jamais une grande histoire d'amour entre un enfant et l'apprentissage. Si je devais, un matin où je serais fatiguée, ne pas voir une plaie pourtant béante, si je devais, de ma seule parole de maître, anéantir un rêve ou une ambition, je ne m'en remettrais pas.
D'autres fois, je serais sans courage devant l'ampleur de la tâche, j'aurais envie de coucher ma tête sur mon bureau de maître, et d'avouer à mes élèves que je ne maîtrise rien et encore moins la situation, et ils regarderaient mon triste spectacle, désolés et impuissants.
Autant vous dire que je serais sans doute un très mauvais maître, et c'est l'une des raisons qui m'ont fait écrire cette sorte d'hommage.
Avec toute mon admiration"
(Evelyne de la Chenelière, Bashir Lazhar)
Alors je m'y dévouerais à m'en esquinter la mâchoire, parce que j'aurais tant de choses à enseigner avant que le temps passe, je parlerais vite par peur d'ennuyer mes élèves, j'essayerais de faire de l'humour, pour qu'ils me pardonnent de les obliger à rester assis.
Parfois je tremblerais à l'idée d'une telle responsabilité, à la seule idée qu'une marque d'impatience, d'irritabilité ou d'indifférence puisse briser à tout jamais une grande histoire d'amour entre un enfant et l'apprentissage. Si je devais, un matin où je serais fatiguée, ne pas voir une plaie pourtant béante, si je devais, de ma seule parole de maître, anéantir un rêve ou une ambition, je ne m'en remettrais pas.
D'autres fois, je serais sans courage devant l'ampleur de la tâche, j'aurais envie de coucher ma tête sur mon bureau de maître, et d'avouer à mes élèves que je ne maîtrise rien et encore moins la situation, et ils regarderaient mon triste spectacle, désolés et impuissants.
Autant vous dire que je serais sans doute un très mauvais maître, et c'est l'une des raisons qui m'ont fait écrire cette sorte d'hommage.
Avec toute mon admiration"
(Evelyne de la Chenelière, Bashir Lazhar)
samedi 14 janvier 2012
Ce que font les artistes
"Nous savons maintenant que rêver est une nécessité biologique. Je pense que c'est ce que font les artistes - ils rêvent pour les autres."
(William Burroughs)
(William Burroughs)
dimanche 8 janvier 2012
Observation d'une bibliothèque
"Je suis souvent debout, face à ma bibliothèque, en quête d'une révélation ou d'une apparition. Comme devant un paysage, je médite en laissant mon regard parcourir les lignes horizontales des tablettes, verticales des livres. Rangées de voix, de spectateurs, balcons étagés: ma bibliothèque est un théâtre."
(Louise Warren, Attachements: observation d'une bibliothèque)
(Louise Warren, Attachements: observation d'une bibliothèque)
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