"La campagne est terminée. Rien ne va plus. Le 27 mars, ce sera comme s'il ne s'était rien passé.
Les rêves n'ont plus leur parti dans la politique. Aujourd'hui, on applique des règles de mise en marché à nos produits aux allures démocratiques. L'avenir de notre monde se joue sur les tables mêmes où sévissent les lois du commerce. Les pancartes des candidats ressemblent à celles des vendeurs de maison. On courtise l'immobilisme. On cherche le dominateur commun. Et tous les génies fusent de leurs lampes astiquées avec les trois mêmes voeux à offrir. Santé, éducation et prospérité. Comment ne pas les aimer tous ?
(...) Je continue de croire en des demains. J'aspire d'air et rêve d'eau pure. Je rêve de voir briller le soleil dans le système scolaire. Je rêve d'une espérance de vie qui sera plus qu'une moyenne chiffrée. Pour qu'on règle le problème électile et le manque d'enfants. À arrêter de se réduire l'avenir à trop court. À se redonner le lousse pour pousser l'espoir un peu plus loin, et reprendre envie à léguer. À rêver ensemble, surtout. La démocratie.
Mettons nos souliers. Attachés serrés. Entrez dans la danse et choisissez qui vous voudrez. Swinguez fort. Faites-y voir que vous z'êtes pas morts.
Aujourd'hui, j'irai tracer mon X. La variable qu'il nous reste pour esquisser la prochaine équation collective. Notre X. Notre portion de décision. J'irai porter ma croix. (...)"
(Fred Pellerin, Extrait de "Le problème électile", Le Devoir, Édition du lundi 26 mars 2007, http://www.ledevoir.com/2007/03/26/136797.html)
lundi 26 mars 2007
dimanche 18 mars 2007
Carpe Diem
"La vie ne devrait pas être un voyage vers la tombe, avec l'intention d'y arriver en bonne santé et avec un corps attirant et bien soigné, mais bien plutôt de nous en approcher avec du chocolat dans une main, du vin dans l'autre, le corps en ruines, totalement démoli et criant... Seigneur !!! Qu'est ce qu'on l'a bien passée !!!"
(Merci D.!)
(Merci D.!)
vendredi 16 mars 2007
Lumière dans le noir
"Il y a une lumière à l'intérieur de chacun d'entre nous. Faites la briller."
(Zachary Richard)
(Zachary Richard)
dimanche 11 mars 2007
Musique maestro !
"Il fait sombre ? Il faut t'habituer.
Et apprendre à aimer ça.
La scène est éblouissante. En jouant, tu ne vois pas le public.
La lumière est dans ton coeur.
Au paradis aussi, il fait nuit. Seuls les anges sont lumineux.
Tu es un de ces anges parce que tu possèdes la musique."
(Together)
Et apprendre à aimer ça.
La scène est éblouissante. En jouant, tu ne vois pas le public.
La lumière est dans ton coeur.
Au paradis aussi, il fait nuit. Seuls les anges sont lumineux.
Tu es un de ces anges parce que tu possèdes la musique."
(Together)
jeudi 15 février 2007
Cases mentales
"Nous commençons à classifier dès que nous percevons des différences, des régularités et des irrégularités, en somme, dès que nous établissons des rapports."
(Alan W. Watts, Le bouddhisme zen)
(Alan W. Watts, Le bouddhisme zen)
mardi 13 février 2007
Dans notre silence
"Il suffit de nous observer une bonne fois, quand nous ne sommes pas occupés et que notre attention n'est pas retenue par le travail, la lecture ou toute autre activité. À quoi pensons-nous ? Quelles sont les pensées qui surgissent en nous, quand nous nous promenons ou quand nous attendons chez le dentiste ou à la gare ? Qu'est-ce qui nous passe par la tête avant de nous endormir ? Ces pensées qui nous viennent spontanément à l'esprit nous dévoilent notre état intérieur. Les moines avaient recours à ces pensées pour examiner si l'un des huit vices les concernait : goinfrerie, luxure, cupidité, tristesse, colère, acédie, vanité ou fierté. Nous pouvons en faire l'expérience : nous constaterons, quand nous faisons silence, le nombre de fois où nous pensons à manger, ou le nombre de fois où nous désirons posséder quelque chose, où nous rêvons à des choses qui nous semblent désirables, une voiture, un disque ou un pull-over. Des désirs sexuels peuvent aussi nous habiter. Ou nous nous laissons aller à des pensées de colère ou de tristesse. De nos jours, il est de bon ton de se dire frustré et de se laisser absorber par des sentiments de frustration, au point que tout un chacun peut les lire sur notre visage. Les anciens moines diraient que celui-là est déjà possédé par le vice de la tristesse. Ou bien que parfois nous nous emportons intérieurement contre autrui. Dans notre silence, nous inventons de brillants discours, destinés à montrer aux autres que nous sommes dans notre droit et que nous leur sommes supérieurs. Ensuite, dans notre silence, nous savourons notre colère et nous l'entretenons par une argumentation et des invectives que nous poursuivons en nous-mêmes. D'autres se lamentent sur leur sort, en se disant en ces moments de calme intérieur, que rien n'a de sens et que tout est insensé, bref qu'il est inutile de s'engager. Tel serait le vice de l'acedia. Il y a des personnes qui dans leur silence se représentent la prochaine séance qui aura lieu sur la scène du théâtre de leur vie. Ils la répètent pour les spectateurs, devant qui ils désirent jouer leur rôle, pour être applaudis. Dans leur silence, ils imaginent des réparties qu'on pourrait admirer, afin d'attirer l'attention sur eux. Ou bien ils s'admirent eux-mêmes. Ils ne cessent de se dire combien ils sont importants et comme le monde devrait se réjouir qu'ils existent avec leurs qualités, leurs aptitudes et leurs talents. Leurs pensées gravitent uniquement autour d'eux-mêmes, de leur importance et de leur originalité. On a beau se taire extérieurement mais à l'intérieur de nous-mêmes, on ne cesse de parler. En nous, parlent les pulsions inassouvies, les aspirations insatisfaites ; en nous parlent les émotions et les impressions, en nous parlent la vanité et la vantardise. Le silence extérieur ne veut rien dire de notre capacité à faire silence à l'intérieur de nous-mêmes. Or c'est ce silence intérieur que les moines recherchent finalement."
(Anselm Grün, Apprendre à faire silence)
(Anselm Grün, Apprendre à faire silence)
Inscription à :
Articles (Atom)