mardi 24 juillet 2007

C'est pourquoi il est important de comprendre le sens de la mort...

"... et peut-être de découvrir que la mort a une grande signification, une grande relation avec l'amour. Car lorsque vous mettez fin à quelque chose, il y a l'amour. Quand vous mettez fin complètement à l'attachement, alors l'amour existe."

(Jiddu Krishnamurti, La nature de la pensée)

dimanche 22 juillet 2007

"Regardez la personne sans nommer,

sans le temps et le souvenir, et aussi regardez-vous - regardez l'image que vous avez de vous-même et celle que vous avez des autres, regardez comme si c'était la première fois - comme si vous regardiez une rose pour la première fois. Apprenez à regarder, apprenez à observer cette qualité qui survient sans tout le processus de la pensée. Ne dites pas que c'est impossible. Si vous allez voir un professeur sans connaître le sujet qu'il enseigne, mais en voulant qu'il vous l'enseigne (je ne suis pas votre professeur), vous y allez pour écouter. Vous ne dites pas : "je sais déjà quelque chose" ou "vous avez tort" ou "vous avez raison" ou "je n'aime pas votre attitude". Vous écoutez et vous découvrez. À mesure que vous écoutez avec sensibilité, avec attention, vous découvrez s'il s'agit d'un charlatan brassant beaucoup de mots, ou d'un professeur qui a vraiment exploré son sujet à fond. Maintenant, pouvons-nous ensemble écouter et observer de cette façon, sans les mots, sans le souvenir, sans tout le mouvement de la pensée ? Ce qui signifie une attention totale, une attention qui ne provienne pas d'un centre, mais une attention qui n'a pas de centre. Si vous êtes attentifs à partir d'un centre, ce n'est qu'une forme de concentration. Mais si vous êtes attentifs et qu'il n'y a pas de centre, cela signifie que votre attention est totale. Dans cette attention, le temps n'existe pas."

(Jiddu Krishnamurti, La nature de la pensée)

samedi 21 juillet 2007

"Oublier le passé...

... signifie abandonner certaines attitudes intérieures. Je ne puis éternellement rester accroché à certaines personnes, ni à mes parents ni à mes condisciples ni à mes amis. Je ne puis rester accroché à certains lieux, comme à ma patrie, à des lieux qui me sont devenus familiers. Sans cesse, il me faut renoncer à des habitudes et à ce qui m'est familier, pour pouvoir vivre dans le présent et m'ouvrir à la nouveauté."

(Anselm Grün, Apprendre à faire silence)

mardi 17 juillet 2007

"Vivre jusqu'à la fin"

"Participer aux menues décisions quotidiennes; escompter un moment agréable, une jouissance physique, une petite occupation gratifiante, une ambiance de chaleur humaine et d'amitié; cultiver une forme indirecte d'optimisme ayant pour objet notre entourage, notre société ou l'humanité entière, à défaut de soi-même; dire la vérité et affirmer ouvertement ce qu'on pense, au risque du désaccord ou de la mésentente; écouter de la musique que l'on aime; faire quelques cadeaux à nos proches; le cas échéant, réparer ce qui peut encore l'être, pardonner, se réconcilier avec autrui; traiter la maladie et l'agonie comme des épreuves à surmonter ou des défis à relever du mieux que l'on peut, avec dignité et bonne humeur; donner de l'affection et en recevoir - c'est encore profiter de l'existence, en jouir, l'apprécier.

C'est vivre jusqu'à la fin, le moins mal possible : goûter la joie de l'instant présent, connaître le simple plaisir d'être, communier avec l'énigme de l'univers, se percevoir comme partie prenante du grand tout qui nous porte et nous emporte, adhérer à la magie du réel et la célébrer silencieusement, sourire un bref instant à la lumière du jour ou au regard d'autrui, ressentir un peu de tendresse, serrer doucement une main amie."

(Laurent-Michel Vacher, Une petite fin du monde : Carnet devant la mort)

lundi 16 juillet 2007

"La maladie...

... exempte de douleur serait peut-être l'état physique de loin le plus désirable, celui qui nous ferait sentir le maximum de l'existence, une plénitude plus grande, par l'accompagnement doucement inspirant de la mort, alors qu'un être en bonne santé ne peut se défendre du sentiment que la vie ne lui en donne pas assez."

(Botho Strauss)

Vraiment ???

dimanche 8 juillet 2007

Philosophie

"Une philosophie est un style avant d'être un système. Un ensemble de gestes et d'attitudes avant d'être une collection de textes et de concepts."

(Bernard-Henri Lévy)

samedi 7 juillet 2007

"Imagine...

... que chaque jour est le dernier qui luit pour toi ; tu vivras avec reconnaissance l'heure que tu n'espérais plus."

(Horace)