"C'est ainsi que vivent la plupart d'entre nous, suivant un plan établi d'avance. Nous consacrons notre jeunesse à faire des études. Puis nous trouvons un travail, rencontrons quelqu'un, nous marions et avons des enfants. Nous achetons une maison, nous nous efforçons de réussir professionnellement, rêvons d'une résidence secondaire ou d'une seconde voiture. Nous partons en vacances avec des amis. Nous faisons des projets pour notre retraite. Pour certains d'entre nous, le plus grand dilemme auquel nous ayons jamais à faire face est de décider du lieu de nos prochaines vacances ou de choisir qui inviter pour Noël. Notre existence est monotone, mesquine et répétitive, gaspillée à poursuivre des objectifs insignifiants car nous semblons, en fait, ne rien connaître de mieux.
Le rythme de notre vie est si trépidant que la dernière chose à laquelle nous ayons le temps de penser est la mort. Nous étouffons notre peur secrète de l'impermanence en nous entourant d'un nombre sans cesse croissant de biens, d'objets, de commodités, pour en devenir, en fin de compte, les esclaves. Tout notre temps et toute notre énergie s'épuisent à les maintenir. Notre seul but dans l'existence devient bientôt de nous entourer du maximum de sécurité et de garanties. Lorsque des changements surviennent, nous y remédions par une solution facile et temporaire, un expédient. Et notre vie s'écoule ainsi, à moins qu'une maladie grave ou une catastrophe ne vienne nous secouer de notre torpeur."
(Sogyal Rinpoché, Le livre tibétain de la vie et de la mort)
dimanche 27 mai 2007
lundi 26 mars 2007
Allez tracer votre X, allez porter votre croix
"La campagne est terminée. Rien ne va plus. Le 27 mars, ce sera comme s'il ne s'était rien passé.
Les rêves n'ont plus leur parti dans la politique. Aujourd'hui, on applique des règles de mise en marché à nos produits aux allures démocratiques. L'avenir de notre monde se joue sur les tables mêmes où sévissent les lois du commerce. Les pancartes des candidats ressemblent à celles des vendeurs de maison. On courtise l'immobilisme. On cherche le dominateur commun. Et tous les génies fusent de leurs lampes astiquées avec les trois mêmes voeux à offrir. Santé, éducation et prospérité. Comment ne pas les aimer tous ?
(...) Je continue de croire en des demains. J'aspire d'air et rêve d'eau pure. Je rêve de voir briller le soleil dans le système scolaire. Je rêve d'une espérance de vie qui sera plus qu'une moyenne chiffrée. Pour qu'on règle le problème électile et le manque d'enfants. À arrêter de se réduire l'avenir à trop court. À se redonner le lousse pour pousser l'espoir un peu plus loin, et reprendre envie à léguer. À rêver ensemble, surtout. La démocratie.
Mettons nos souliers. Attachés serrés. Entrez dans la danse et choisissez qui vous voudrez. Swinguez fort. Faites-y voir que vous z'êtes pas morts.
Aujourd'hui, j'irai tracer mon X. La variable qu'il nous reste pour esquisser la prochaine équation collective. Notre X. Notre portion de décision. J'irai porter ma croix. (...)"
(Fred Pellerin, Extrait de "Le problème électile", Le Devoir, Édition du lundi 26 mars 2007, http://www.ledevoir.com/2007/03/26/136797.html)
Les rêves n'ont plus leur parti dans la politique. Aujourd'hui, on applique des règles de mise en marché à nos produits aux allures démocratiques. L'avenir de notre monde se joue sur les tables mêmes où sévissent les lois du commerce. Les pancartes des candidats ressemblent à celles des vendeurs de maison. On courtise l'immobilisme. On cherche le dominateur commun. Et tous les génies fusent de leurs lampes astiquées avec les trois mêmes voeux à offrir. Santé, éducation et prospérité. Comment ne pas les aimer tous ?
(...) Je continue de croire en des demains. J'aspire d'air et rêve d'eau pure. Je rêve de voir briller le soleil dans le système scolaire. Je rêve d'une espérance de vie qui sera plus qu'une moyenne chiffrée. Pour qu'on règle le problème électile et le manque d'enfants. À arrêter de se réduire l'avenir à trop court. À se redonner le lousse pour pousser l'espoir un peu plus loin, et reprendre envie à léguer. À rêver ensemble, surtout. La démocratie.
Mettons nos souliers. Attachés serrés. Entrez dans la danse et choisissez qui vous voudrez. Swinguez fort. Faites-y voir que vous z'êtes pas morts.
Aujourd'hui, j'irai tracer mon X. La variable qu'il nous reste pour esquisser la prochaine équation collective. Notre X. Notre portion de décision. J'irai porter ma croix. (...)"
(Fred Pellerin, Extrait de "Le problème électile", Le Devoir, Édition du lundi 26 mars 2007, http://www.ledevoir.com/2007/03/26/136797.html)
dimanche 18 mars 2007
Carpe Diem
"La vie ne devrait pas être un voyage vers la tombe, avec l'intention d'y arriver en bonne santé et avec un corps attirant et bien soigné, mais bien plutôt de nous en approcher avec du chocolat dans une main, du vin dans l'autre, le corps en ruines, totalement démoli et criant... Seigneur !!! Qu'est ce qu'on l'a bien passée !!!"
(Merci D.!)
(Merci D.!)
vendredi 16 mars 2007
Lumière dans le noir
"Il y a une lumière à l'intérieur de chacun d'entre nous. Faites la briller."
(Zachary Richard)
(Zachary Richard)
dimanche 11 mars 2007
Musique maestro !
"Il fait sombre ? Il faut t'habituer.
Et apprendre à aimer ça.
La scène est éblouissante. En jouant, tu ne vois pas le public.
La lumière est dans ton coeur.
Au paradis aussi, il fait nuit. Seuls les anges sont lumineux.
Tu es un de ces anges parce que tu possèdes la musique."
(Together)
Et apprendre à aimer ça.
La scène est éblouissante. En jouant, tu ne vois pas le public.
La lumière est dans ton coeur.
Au paradis aussi, il fait nuit. Seuls les anges sont lumineux.
Tu es un de ces anges parce que tu possèdes la musique."
(Together)
jeudi 15 février 2007
Cases mentales
"Nous commençons à classifier dès que nous percevons des différences, des régularités et des irrégularités, en somme, dès que nous établissons des rapports."
(Alan W. Watts, Le bouddhisme zen)
(Alan W. Watts, Le bouddhisme zen)
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