... dont il ne verrait pas les bords, tout peintre aussi génial fût-il baisserait les bras. C'est la restriction de la toile, sa limitation même qui exaltent ses pinceaux."
"La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n'est pas de fuir l'engagement mais de l'oser. Libre n'est pas celui qui refuse de s'engager. Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l'amour, ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations - sans illusions, se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l'odyssée, à n'en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu'il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n'est coté à aucune bourse, la promesse tenue, l'engagement honoré dans la traversée sans feintes d'une vie d'homme."
(Christiane Singer, Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies)
mardi 26 juin 2007
lundi 25 juin 2007
vendredi 22 juin 2007
La cendre
"Certains meurent avant même
d’avoir passé la porte
du couloir qui comporte
cette pression étrange
certains meurent avant même
de savoir juste un peu
la saveur de ce jeu
de n’être plus un ange
certains meurent dans des ventres
Certains meurent juste après
encore mouillés de ça
quand on les pose là
au froid de la ruelle
certains meurent juste après
sur le corps essoufflé
dans les bras déchirés
de leur maman si belle
certains meurent dès qu’ils entrent
Certains meurent tout gamins
d’être des riens du tout
des gens nés sans le sou
sur qui on tire à vue
certains meurent tout gamins
fauchés par le brouillard
d’un chauffard d’un soûlard
qui passait dans la rue
certains meurent encore tendres
Certains meurent en plein feu
de leur jeunesse ouverte
un képi sur la tête
pour un vieux président
certains meurent en plein feu
de leur adolescence
pris d’un coup de démence
ils se pendent au plafond
certains crèvent d’apprendre
Certains meurent pour que dalle
d’une piqûre de bête
d’une pierre sur la tête
le hasard les reprend
certains meurent pour que dalle
d’être allé s’éclater
aux vitres des cités
en gueulant « dieu est grand !»
certains meurent sans comprendre
Certains meurent et reviennent
tout éblouis de là
d’avoir goûté la joie
mais de l’autre côté
certains meurent et reviennent
en riant aux
éclats
à cette peur qu’on a
de voir tout s’effacer
certains meurent sans qu’ils tremblent
Certains meurent de tristesse
tout imbibés d’alcool
suivant le protocole
qu’on leur a inventé
certains meurent de tristesse
sans se donner le temps
d’arrêter un instant
leur vie conditionnée
certains se croient de cendres
Et les larmes me viennent
quand je te perds encore
moi qui serrait ton corps
que je croyais tenir
oh les larmes me viennent
mais je laisse le marbre
et je cours dans les arbres
et je te crois venir
souriante, descendre
Vu qu’on meurt tous les jours
qu’on meurt à chaque instant quand on crache le vent
qu’on a dans nos poitrines
vu qu’on meurt tous les jours
qu’on meurt et qu’on revit
autant laisser la vie
être, autant qu’on s’incline
je veux t’aimer la cendre
Certains meurent et reviennent
tout éblouis de là
d’avoir goûté la joie
mais de l’autre côté
certains meurent et reviennent
en riant aux éclats
à cette peur qu’on a
de voir tout s’effacer
certains meurent sans qu’ils tremblent
Et je t’aime la cendre"
(K)
d’avoir passé la porte
du couloir qui comporte
cette pression étrange
certains meurent avant même
de savoir juste un peu
la saveur de ce jeu
de n’être plus un ange
certains meurent dans des ventres
Certains meurent juste après
encore mouillés de ça
quand on les pose là
au froid de la ruelle
certains meurent juste après
sur le corps essoufflé
dans les bras déchirés
de leur maman si belle
certains meurent dès qu’ils entrent
Certains meurent tout gamins
d’être des riens du tout
des gens nés sans le sou
sur qui on tire à vue
certains meurent tout gamins
fauchés par le brouillard
d’un chauffard d’un soûlard
qui passait dans la rue
certains meurent encore tendres
Certains meurent en plein feu
de leur jeunesse ouverte
un képi sur la tête
pour un vieux président
certains meurent en plein feu
de leur adolescence
pris d’un coup de démence
ils se pendent au plafond
certains crèvent d’apprendre
Certains meurent pour que dalle
d’une piqûre de bête
d’une pierre sur la tête
le hasard les reprend
certains meurent pour que dalle
d’être allé s’éclater
aux vitres des cités
en gueulant « dieu est grand !»
certains meurent sans comprendre
Certains meurent et reviennent
tout éblouis de là
d’avoir goûté la joie
mais de l’autre côté
certains meurent et reviennent
en riant aux
éclats
à cette peur qu’on a
de voir tout s’effacer
certains meurent sans qu’ils tremblent
Certains meurent de tristesse
tout imbibés d’alcool
suivant le protocole
qu’on leur a inventé
certains meurent de tristesse
sans se donner le temps
d’arrêter un instant
leur vie conditionnée
certains se croient de cendres
Et les larmes me viennent
quand je te perds encore
moi qui serrait ton corps
que je croyais tenir
oh les larmes me viennent
mais je laisse le marbre
et je cours dans les arbres
et je te crois venir
souriante, descendre
Vu qu’on meurt tous les jours
qu’on meurt à chaque instant quand on crache le vent
qu’on a dans nos poitrines
vu qu’on meurt tous les jours
qu’on meurt et qu’on revit
autant laisser la vie
être, autant qu’on s’incline
je veux t’aimer la cendre
Certains meurent et reviennent
tout éblouis de là
d’avoir goûté la joie
mais de l’autre côté
certains meurent et reviennent
en riant aux éclats
à cette peur qu’on a
de voir tout s’effacer
certains meurent sans qu’ils tremblent
Et je t’aime la cendre"
(K)
jeudi 21 juin 2007
mardi 19 juin 2007
Naissances
"Je n'en finis pas de commencer ma vie ! Quand je pense qu'il y en a qui n'attendent pas d'avoir vingt ans pour commencer leur mort."
(Maurice Béjart)
(Maurice Béjart)
lundi 18 juin 2007
"Ne jamais oublier...
"...d'aimer exagérement : c'est la seule bonne mesure."
(Christiane Singer, Derniers fragments d'un long voyage)
(Christiane Singer, Derniers fragments d'un long voyage)
dimanche 17 juin 2007
Pour la fête des pères
"Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.
- Tu seras un homme, mon fils."
(Rudyard Kipling)
"Il y a deux types d'hommes : les fils éternels et les pères."
(Arthur Miller)
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.
- Tu seras un homme, mon fils."
(Rudyard Kipling)
"Il y a deux types d'hommes : les fils éternels et les pères."
(Arthur Miller)
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